jeudi 29 janvier 2009

Opór / Defiance


juste avant de lire ce texte, il faut préciser qu'il a été écrit après avoir vu Defiance (Opor en Polonais) film qui retrace l'histoire de 4 frères bielorusses juifs qui ont réussi à faire survivre environ 1200 personnes pendant près de 3 ans dans la forêt, sans rejeter vieillards, femmes et enfants qui auraient pu les freiner dans leur fuite devant les nazis. Mais pour cela ils ont pillé et assailli les villageois aux alentours.



The Bielski "Otriad"




J’ai toujours eu le chic pour aller voir ces films dévastateurs, ces films qui me laissent sans défense face à des sentiments trop lourd à porter. La force d’un film est de transporter le spectateur dans une autre époque, ils peuvent parfois aider à comprendre. Mais comment comprendre la folie et la souffrance humaine ?

Etant petite, je trouvais que la question si banale de savoir ce que je détestais le plus était idiote. Car finalement pourquoi hiérarchiser le pire ? Pourtant je crois aujourd’hui avoir une réponse. Elle est peut –être idiote, elle est peut-être naïve, mais je pense que c’est ma réponse. Ce que je déteste le plus est tout simplement la souffrance. C’est peut être une réponse trop facile, comme j’aime à caractériser les raisonnements qui coupent court. Après tout, la souffrance est la conséquence de beaucoup des choses haïssables de notre planète.

Quand grandeur et abomination se mélangent et se recoupent, quelle conclusion tirer ? Je n’ai pas encore réussi à accepter que l’homme soit capable du meilleur comme du pire. Je n’ai pas mal pour les morts, j’ai mal pour les survivants. Après tout, le plus difficile dans la mort n’est-ce pas de survivre ? Comment cet homme, ou ces hommes ont-ils trouvé en eux l’humanité et la force de se préoccuper des autres alors qu’on leur avait tout pris ?

Bo po co ? pourquoi continuer à vivre si ce qui lui donnait son sens a disparu. Je ne sais pas trop où les pensées issues de ce film m’amèneront.

La première question à se poser est peut être pourquoi être allée le voir ? Je clame depuis plusieurs années que je ne veux plus entendre parler des atrocités de la 2° Guerre Mondiale mais j’ai offert à mon frère Katyn, je vais voir ce film sachant pertinemment que le sujet allait me toucher droit au cœur. Est-ce ce pourquoi qui revient constamment ? Cette obstination à comprendre l’inimaginable, que signifie-t-elle ? Que face à l’inacceptable, je serais capable de faire vivre mon indignation et de m’opposer ?

J’ai mal et pourtant je ne regrette ni avoir été voir ce film seule, ni les larmes qui ont défilées sur mes joues quand cet allemand effrayé a été livré à la haine de cette communauté juive blessée dans sa chair même. Et si finalement ces hommes : Tuvia, Zus, Asael n’avaient été que des simples hommes qui ont essayé de survivre en protégeant ce que les Nazis leur refusaient : l’humanité.

Mais ces frères ont –ils laissés exprimer leur haine et leur souffrance face à ces 128 polonais massacrés ? Ont-ils été ces espions soviétiques qu'on les accuse d'avoir été ?

J’espère que le massacre des Polonais n’est pas de leur fait. Juste qu’ils puissent rester à mes yeux des hommes magnifiques de courage, celui d’avoir su ne pas dépasser la limite de la violence inutile, d’avoir simplement résister pour survivre.

lundi 25 août 2008

Récit de voyage (part II)



Comment tout retracer, tout raconter quand vous partez à la découverte d’un pays tout entier ? Ce pays dont j’attendais tellement s’est montré à la hauteur. Pourtant c’est aussi des doutes que j’y ai trouvés mais cela c’est pour le prochain épisode.

Visitant le musée d’une réserve Wendake, l’ethnie amérindienne des Hurons, nous avons rencontré un jeune guide du musée avec qui nous avons parlé. L’étonnement est ressorti de son discours quelque peu perturbant pour une européenne citadine. Tout d’abord, ils sont indiens et non québécois, ils sont bien évidement québécois puisque vivant dans la province mais ne se considèrent pas comme tels – enfin lui se considérait avant tout comme huron. Mais son discours était marqué par la présence de la nature et son respect. Quoiqu’un peu extrémiste dans son discours, il avait à cœur de nous faire découvrir sa culture et nous montrer que les Hurons étaient des gens qui avaient réussi relativement bien à s’adapter à leur nouvel environnement. Difficile de concilier les deux cultures.

Que connaissons-nous de la nature ? Pour ma part, mon savoir est vaporeux. Mais plus encore, la nature ne m’attire pas, non plutôt sa connaissance ne m’intéresse pas, je préfère qu’elle me reste mystérieuse.

Pourtant au Québec, la nature n’est pas l’à côté comme elle peut l’être en Europe. C’est elle qui domine, qui impose. Le plus frappant pour cela est la Gaspésie, la pointe est du Québec. La présence de l’homme s’y fait discrète, même si quelque 150 000 personnes y vivent. L’homme n’a d’autres choix que de s’accommoder avec celle qui dirige sa vie. La rudesse du climat les oblige à un compromis qui nous inconnus, en Europe méridionale. Imaginez que les hotels et autres gites ne sont ouverts que 3 voir 4 mois par an. L’hiver, les gens vivent couper du monde. Toute cette région est privée du téléphone portable qui nous est si indispensable maintenant et sans lequel on se sent vulnérable. Aucun réseau n’a jamais été installé.

Mais les hommes se sont petit à petit acclimater et ont courbé pour ne pas rompre sous cette dureté. Montréal en est le meilleur exemple : il existe un réseau de quelques 30 km de galeries souterraines qui permettent de se déplacer dans la ville sans sortir dans le froid (quand je dis froid c’est froid ;p). Ces galeries sont en fait des centres commerciaux et deviennent l’hiver le centre de vie de la ville.

Quel bonheur de découvrir un pays (ou plutôt une région) dont on parle la langue, même si ce n’est pas tout à fait sa langue. A entendre cet accent et leur expression, on comprend beaucoup des clichés qui existent sur nous (les Français). On passe pour être snob, sophistiqué. Je crois que la langue n’y est pas pour rien. La « langue » québécoise donne une impression de familiarité, des accents qui font penser aux accents des campagnes profondes françaises. Vous connaissez le français et ses codes, alors quand les deux « langues » ( les Québécois me tueraient pour ce terme, eux qui se battent pour que le français survive dans leur monde anglophone) se rencontrent, un décalage se crée. Malgré tout l’accent québécois est charmant. Voici un extrait : visite d’un site d’éoliennes, le guide à chaque fois qu’une personne rentre : « Bienvenues aux éoles de Cap-Chat ( le nom du lieu), je m’identifie, mon nom est René » Cet extrait est devenu une phrase d’anthologie dans ma famille (il faut imaginer cela prononcer cela avec l’accent québécois plus un petit cheveux sur la langue)

Sur ce, à la revoyure !!!!

samedi 23 août 2008

Récit de Voyage (part I si à suivre, mais cela dépendra de l’humeur de l’auteur)

Mars 2003, le rêve s’effondre, Paris-Montréal s’est enfui remplacé par l’hideux Paris-Varsovie. Mais qu’à cela ne tienne, il n’est pas dit que la découverte du Nouveau Monde ne serait pas semer d’embuches et la famille Sorin ne baissa pas les bras face à ce premier coup du sort.
Mais le célèbre « la Patience est la maîtresse de la Victoire » (enfin à peu de chose près) et l’été 2008 devait accoucher (passez-moi le terme) de deux évènements non-négligeables (changeront-ils le cours de l’histoire ? mon pouvoir omniscient atteint ses limites, seul le temps nous l’avouera) : le 400° anniversaire de cette petite ville de Québec fonda en 1608 par Monsieur Samuel Champlain (de Champlain pour les Québécois) et … le retour d’une petite européenne sur sa terre natale… un peu moins européenne.
Le Québec avait toujours été une terre chérie car inconnue, la fierté de cette différence. Etre née de l’autre côté de l’Atlantique, ouahh la classe (aller, reconnaissez-le!!). Pourtant c’est en tant que française que j’y ai mis les pieds, mais une française qui sait que cet endroit bizarre est un peu chez elle aussi.
Comment définir le Québec ?? Pour les Français, c’est un bout de la France perdue à nos ennemis héréditaires. Mais je ne ferais pas l’affront aux Québécois (en gros je ne Me ferais pas l’affront) de ce ton colonial d’un autre temps. Non comme la Pologne peut être l’antichambre climatique entre la France et le Canada, le Québec est, lui, l’intermède culturelle entre le Vieux Continent et le Nouveau Monde.« Les Québécois sont les Ch’timis d’Amérique du Nord » Ainsi, ces mystérieux Québécois seraient l’équivalent de ceux dont on se moque en France sans en réellement connaître les particularités culturelles. Je dois, cependant, m’excuser de ne pouvoir citer ce Monsieur plein de sagesse dont j’ignore le nom.
Mais je m’égare. Les Tribulations d’une Québécoise au Québec. Mais cela je le réserve pour la suite (un peu de suspense que diable).

mercredi 16 avril 2008

on peut se noyer dans l'eau qui dort

La femme : berceau de l’humanité ?

Elle court sur du reggae. La beauté naît du paradoxe mais c'est en la femme que naît l’Humanité. Deux traits bleus. Positif.

Les larmes s’étaient noyées dans l’eau de la douche.

« A 19 ans, une fille sécrète 60% de prolactine de plus qu’un garçon du même age ».

Vrai. Félicitations, vous êtes admise en PCEM2. A 19 ans, on n’est plus une fille. A 19 ans, on peut tomber enceinte. Tomber.

Maman est tombée dans le coma. Sami est tombé amoureux de moi. Je suis tombée enceinte. Un foetus est tombé du ciel.

Elle est seule à deux. L’indécision naît de la contradiction mais c'est en la femme que naît l’Humanité. Trois sonneries qui crient. 07h07.

Les rêves se noient dans le café brulé.

« Les femmes déclarent avoir eu en moyenne 4,4 partenaires contre 11,6 pour les hommes ». 1 pour elle, 3 pour lui. Félicitations, vous êtes dans la moyenne nationale. Eux désirent impulsivement, au présent, inconséquemment. Le premier amour éprouvé n’est-il le dernier que dans les contes de fées ? Eprouver.

Eprouver la vie, éprouver l’amour, éprouver la peur. J’ai enfin éprouvé le sens de ce verbe qui confond le sentiment avec la mise à l’épreuve.

Elle s’inquiète de son propre courage. La fragilité naît de l’ambiguité mais c'est en la femme que naît l’Humanité. Un coup de pied, il a bougé, mon bébé.

Les doutes se noieront dans la neige de décembre.

« Si vous avez envie de sucré, c'est une fille, sinon... ». Cornichons. Félicitations, c'est un garçon. La douceur des figues sèches attendra le diplome et le papa. Donne moi la force de penser que tout va bien se passer. Donner.

Donner la vie, donner l’amour. Donner leurs gouts par le chant de la berceuse qui fait battre le coeur de l’Humanité.

mardi 8 avril 2008

I want to believe in the sunscreen

D'habitude je suis pas dans ce genre de trucs, mais chaque fois que j'écoute ça, il me donne de la force et me rappelle (même pour une seconde) l'essence de tout.......

Everybody is free to wear sunscreen - by Baz Luhrman


Wear sunscreen. If I could offer you only one tip for the future, sunscreen would be it. The long term
benefits of sunscreen have been proved by scientists, whereas the rest of my advice has no basis or
reliable then my own meandering experience. I will dispense this advice....now.

Enjoy the power and beauty of your youth. Oh, nevermind, you won't understand the power and
beauty of your youth until they've faded, but trust me in 20 years, you'll look back at photos of
yourself and recall in a way you can't grasp now how much possibility lay before you and how fabulous
you really looked. You are not as fat as you imagine.

Don't worry about the future, or worry, but know that worrying is as effective as trying to solve an algebra
equation by chewing bubblegum.

The real troubles in your life are apt to be things that never crossed your worried mind: the kind that blindsides
you at 4pm on some idle Tuesday.

Do one thing every day that scares you.

Sing.

Don't be reckless with other people's hearts; don't put up with people who are reckless with yours.

Floss.

Don't waste your time on jealousy. Sometimes you're ahead, sometimes you're behind. The race is
long, and in the end, it's only with yourself.

Remember compliments you receive; forget the insults. (if you succeed in doing this, tell me how).

Keep your old love letters; throw away your old bank statements.

Stretch.

Don't feel guilty if you don't know what you want to do with your life. The most interesting people
I know didn't know at 22 what they wanted to do with their lives; some of the most interesting 40 year
olds I know still don't.

Get plenty of Calcium. Be kind to your knees -- you'll miss them when they're gone.

Maybe you'll marry, maybe you won't. Maybe you'll have children, maybe you won't. Maybe you'll
divorce at 40; maybe you'll dance the funky chicken on your 75th wedding anniversary.

Whatever you do, don't congratulate yourself too much or berate yourself, either. Your choices are half
chance, so are everybody else's.

Enjoy your body: use it every way you can. Don't be afraid of it or what other people think of it; it's the
greatest instrument you'll ever own.

Dance...even if you have no where to do it but in your own living room.

Read the directions (even if you don't follow them).

Do not read beauty magazines; they will only make you feel ugly.

Get to know your parents; you never know when they'll be gone for good.

Be nice to your siblings: they're your best link to your past and the people most likely to stick with you in
the future.

Understand that friends come and go, but what a precious few should hold on. Work hard to bridge the gaps
and geography and lifestyle, because the older you get, the more you need the people you knew when you
were young.

Live in New York City once, but leave before it makes you hard.

Live in Northern California once, but leave before it makes you soft.

Travel.

Accept certain inalienable truths: prices will rise, politicians will philander, you too will get old; and when you
do, you'll fantasize that when you were young, prices were reasonable, politicians were noble, and children
respected their elders.

Respect your elders.

Don't expect anyone else to support you. Maybe you have a trust fund, maybe you'll have a wealthy spouse,
but you never know when either one might run out.

Don't mess too much with your hair or by the time you are 40, it will look 85.

Be careful whose advice you buy, but be patient with those who supply it. Advice is a form of nostalgia;
dispensing it is a way of wishing the past from the disposal--wiping it off, painting over the ugly parts, and
recycling it for more than it's worth.


Enelra

lundi 17 mars 2008

No road is long with good company

un 16 mars, il y a fort longtemps,
Enfermée dans une chambre, elle languissait de savoir ce qui se tramait dans le vaste monde. Le monde ce soir là avait l'allure de la chambre n° 26 de la cité universitaire. Ce petit univers fut largement suffisant à son bonheur, emplie de joie et de chaleur. Après 45 minutes d'attente angloissée, la révélation apparue enfin. Un repas entouré de 5 petites lutins rigolards et affamés.
Révélations de talents et d'innovations gastronomiques furent le lot de ce dîner. Au menu, farci de fromage champignoné en guise de mise en bouche, Salade méditerranéenne aux couleurs d'été accompagné d'un grillé de compté. Et cerise sur le gateau un dessert maison aux airs de Tiramisu roumain. Le tout ce passa dans une ambiance où seul le moment présent comptait. Au diable, les questions de cœur, d'avenir et autres problèmes existentiels. Seul comptait le rire et la joie.
La joyeuse troupe rejoint par des passants maretiens s'en alla joyeusement sous la pluie (I'm singing in the rain n'a jamais tellement d'actualité) de bêtise en bêtise se dirigea vers l'Univers en construisant et déconstruisant le monde (enfin srtt le minicrit). Une fois ds le Cosmos, une ferveur sportive s'empara de nous (la bière, cidre, et gin aidant) nous décidâmes alors de s'atteler au babyfoot. La loi du plus fort fut mise ce soir là à rude épreuve puisque celle sur qui personne n'aurait parier remporta tt ses matchs (enfin sauf celui avec Antoine ... :p)

Le capt "douloureux" des 20 ans se fit ds la joie et la bonne humeur. Et ce grâce à vous mes amis.
Je suis tellement heureuse (ca en devient pathétique I know -mais si finalement nous n'étions que des personnages de ciné?).

MERCI, DJEKUJI, DZIEKUJE, THANKS, MULTUMESC

El.

mercredi 6 février 2008

Habra poesia

No digáis que, agotado su tesoro, de asuntos falta, enmudeció la lira; podrá no haber poetas; pero siempre habrá poesía. Mientras las ondas de la luz al beso palpiten encendidas, mientras el sol las desgarradas nubes de fuego y oro vista, mientras el aire en su regazo lleve perfumes y armonías, mientras haya en el mundo primavera, ¡habrá poesía! Mientras la ciencia a descubrir no alcance las fuentes de la vida, y en el mar o en el cielo haya un abismo que al cálculo resista, mientras la humanidad siempre avanzando no sepa a dó camina, mientras haya un misterio para el hombre, ¡habrá poesía! Mientras se sienta que se ríe el alma, sin que los labios rían; mientras se llore, sin que el llanto acuda a nublar la pupila; mientras el corazón y la cabeza batallando prosigan, mientras haya esperanzas y recuerdos, ¡habrá poesía!

Gustavo Becker

lundi 28 janvier 2008

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.
Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres
dans un esprit de fraternité.

lundi 21 janvier 2008

le sursaut d'une fille à la dérive

Et si celle que vous voyez rire à gorge déployé,
Celle que vous voyez divaguer et folleter,
Si celle là n’était plus qu’un automate.
Au fond d’elle, persiste ce petit être qui tremble.
Etre seule pour qu’alors,
Ce fantôme qu’elle est devenue, prenne tt son ampleur.
Larmes et rires hystériques se mélangent en un tourbillon d’incohérence.


samedi 19 janvier 2008

Let it go,
Let it roll right off your shoulder
Don't you know
The hardest part is over
Let it in,
Let your clarity define you
In the end
We will only just remember how it feels
Our lives are made
In these small hours
These little wonders,
These twists & turns of fate
Time falls away,
But these small hours,
These small hours still remain
Let it slide,
Let your troubles fall behind you
Let it shine
Until you feel it all around you
And i don't mind
If it's me you need to turn to
We'll get by,
It's the heart that really matters in the end
Our lives are made
In these small hours
These little wonders,These twists & turns of fate
Time falls away,
But these small hours,
These small hours still remain
All of my regret
Will wash away some how
But i can not forget
The way i feel right now
In these small hours
These little wonders
These twists & turns of fate
These twists & turns of fate
Time falls away but these small hours
These small hours, still remain,
Still remain
These little wonders
These twists & turns of fate
Time falls away
But these small hours
These little wonders still remain

samedi 29 décembre 2007

Esprit anesthésié

Peut ętre ça t’est déja arrivé, j’en sais rien. Peut ętre je raconte tout ça inutilement. Peut ętre…

En quelques instants, ton monde et tout ce que tu croyais ętre acquis, sur dans ta vie, s’effondre et disparaît – la réalité change de nom, et tu fais face a quelque chose que t’as perdu habitude de voir. Tu rentres d’un monde sans soucis (et tu peux penser ce que tu veux, mais Dijon n’a męme pas de vocation de créer des soucis) a un monde rempli de déprimes, de désespoir, de pauvreté, un monde qui est devenu étrange pour toi męme si tu le connaissais auparavant, car c’était ton monde autre fois. En fait, rien n’a vraiment changé dans ta famille, c’est juste que ce que tu connaissais reste le meme, sans un espoir d’amélioration, meme ton pere qui semblait allait mieux a échoué, une fois de plus. Tous les problemes qui te remplissaient la tete lors de trois derniers mois te paraissent tellement banales maintenant, t’as l’impression d’etre un gamin gâté qui est revenu de longues vacances et qui ne peut pas juste comprendre la réalité ordinaire. Du coup, tu n’as plus envie de rentrer a Dijon, tu veux rester ici, te battre pour eux, de la façon que tu connais, de la seule façon que tu peux – donner tes forces pour eux, ce qui donne a la vie un sens enfin. Mais bon, pas de chance, tu sais que tu rentres finalement, car il n’y a pas de meilleur choix pour vous tous. Cela ne vaut pas dire qu’avec ton départ, tout s’efface – au contraire, tu sais déja que ce n’est que pire qui arrivera. Et tu pars avec la conscience que tu ne peux pas faire quelque chose – ou peut etre que tu ne veux pas. Un chapitre douloureux mais pourtant nécessaire, car le souvenir reste et t’apprend. Un autre vient toute de suite apres – quelque chose qui remplissait ta vie solitaire depuis plus d’un an, qui te donnait envie d’etre la, dont t’as pris autant de beaux souvenirs et de plaisir de vivre, n’est plus la. La relation avec Clau est finie une fois pour toutes, quatorze mois de ma vie passée a l’oubli, et tout ça pour une faute qu’il est impossible d’effacer ou de nier. Ma faute, bien sur. Pas de sens d’essayer de trouver l’explication ailleurs. T’imagines pas le sentiment… En fait, il n’y en a pas. C’est ce que je veux te dire, c’est ce qui t’es peut ętre déja arrivé, peut etre pas. Une fois tu te rendes compte que c’est fini, vraiment fini, ce n’est pas la tristesse, le désespoir, la rage ou quoi que ce soit que tu ressens. T’as pas les yeux pleins de larmes, t’as pas d’envie de taper tout ce que tu voit ni de te blesser, te faire mal. Tu ressens rien. Rien. Pas d’émotions, pas de peur, pas de tristesse, pas de rage, pas d’amour, pas de douleur. Rien. Je sens plus rien. J’arrive pas a pleurer. C’est comme une anesthésie. Ton corps anesthésié qui ne sent plus de douleur meme si tu voudrais. Ton coeur anesthésié qui n’arrive pas a te faire pleurer meme si tu voudrais. Et ton esprit, anesthésié. Tu parles, tu manges, tu travailles, sans y réfléchir. En toi, tout est vide, il n’y a plus rien qui se passe en toi. Dehors, tout est vide, la réalité vidée de sens que tu ne t’efforces meme plus de chercher. T’as perdu l’intéret. Une fois de plus, c’est le monde qui dirige ton chemin, ce n’est pas toi – car tu n’as plus de motivation de le faire. Il ne te reste plus rien sauf un « esprit anesthésié »…

Jan

lundi 26 novembre 2007

Un cours d'histoire



Fascisme, communisme,... croisade, populaire, régime
tous ces mots savants, ces analyses tourbillonent autour de moi
Sans pourtant m'atteindre.
Cette impression de voler, survoler, un flottement dans une dimension où mon imagination est un tyran impitoyable. Combat sans merci entre raison et délires oniriques.
Les pieds sur Terre, la tête dans la Lune, corps et esprit s'observent sans réaliser leur unité.

Un Ailleurs où se mèlent mes rèves, mes souvenirs, "il s'agit d'identifier le fascime d'Europe centrale pendant l'entre deux guerres".
Un méli-mélo où se tressent, se démèlent, et s'entrefilent des idées, des sensations après lesquelles je cours sans pouvoir les faires pleienement miennes. Un cirque savament entretenue, pour le plaisir de s'y perdre.

Ou le bonheur d'écrire pour ne rien dire
la joie de mots à la dérive

El.

vendredi 23 novembre 2007

Machine

Il vient
Il va
Il prend son café
Il part
En fait, c'est de ça
qu'on aurait tous besoin
D'un bon reveil
A la réalité.

Enelra.

dimanche 7 octobre 2007

Quand la France gagne !

Etre chauvin est devenu suspect. Le patriotisme exalté s’est mué en une espèce de désintérêt pour toute cause nationale. Car qui dit patriotisme dit nationalisme dit extrémisme et xénophobie. Peut-on aimer son pays, en être fière, s’en revendiquer, sans pour autant ne pas se dresser contre ses voisins et les pays qu’on ne connait pas ? Pourquoi ne peut-on dire « on » ou « nous » pour parler de son équipe nationale ?
On peut me trouver ridicule quand je dis que j’aime la France. C’est le pays d’où je viens, qui m’a vu grandir. Et pourtant ça n’empêche que la Pologne me manque et que l’Irlande me fait rêver.
Une fête simplement déclenchée par une victoire au Rugby m’a mis du baume au cœur. Une joie bonne-enfant règne Rue de la Liberté, ces drapeaux flottant et ces klaxons me font rire de bonheur. Heureuse d’être cette Française qui vit entourée d’étrangers qui n’en sont plus, qui la font rire, d’être cette Française qui apprend à vivre à leur contact.
El.

mardi 4 septembre 2007

En quête d'un titre

Disparaitre, Vaciller
Fuir, Fuir à l'infini,
Quitter ce que je suis.
Cet être haï résiste et persiste.
Schizophrénie et folie
Larmes d'indécision
Que le silence règne!
Que ces voix hargneuses s'éteingnent!

El.

mardi 28 août 2007

Voyage avec conclusions




[si impatiente toi...]
Une semaine. Ou plutot 5 jours. C`etait assez pour me rendre compte des choses. Choses tres importants pour moi. Prague, Praha ... tres bellle. (surtout les chateaux dans les bus :P ). A cote du fait, que seulement ces quelques jours ont ete juste dont j`avais besoin pendant ces vanaces, j`ai eu mes propres conclusions apres le voyage, apres avoir lu mon jurnal de bord interieur (si profond... muhahaha)
Mes amis. C`est ca la premiere et la plus importante des conclusions. Quand j`etais plus petite je voyais les autres allant dans une excursion avec les amis et je trouvais ca merveilleux. Pendant le lycee je pensais que ca va jamais arrive. Mais Prague m`a demontre tout le contraire. J`ai enfin les personnes dont j`avais besoin. Merci a vous mes amis, car avec voux je peux etre moi meme (et je suis difficle a supporter, demandez-les :P et j`ai mes gros defaux et ca c`est plus dur :) J`ai hate de vous revoir, de vous parler, car c`est ....just the right feeling. [Miss je sais que ce paragaraphe va te decevoir comme lomguer mais c`est assez je crois pour vous remercier de tout mon coeur]
Et la deuxieme c`est plutot....hmmmm. Bref, je suis partie. Je suis partie de ma ville, de mon pays, de mes parents, de mes ex-amis. Rien n`est plus pareil. Et tu sais quoi? Mon egoisme dit : c`est bien comme ca. Pendant trois mois (encore un a venir) je me sens une intruse ici. Les personnes que je rencontre dans la rue me demndent toujours "Et comment ca va? Bien?" Toujours la meme question. Anyway, I guess it`s better this way......

vendredi 3 août 2007

Si c'était un homme

" [...]Considérez si c'est un homme
Que celui qui peine dans la boue
Qui ne connaît pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain
Qui meurt pour un oui ou pour un non
Considérez si c'est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sang froid
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas.[...]"
Primo Levi

Alors ça serait ca! Toute l'horreur des camps de concentration viendrait de ce que les nazis aient trouvé le moyen de faire perdre leur humanité à leurs prisonniers: on supprime leur identité, ils sont affaiblis à tel point que l'instinct prend le dessus, les réduisants à l'état d'animal. Je sais que je ne comprendrais jamais ce qu'il s'est passé là-bas. Partagée entre cette volonté de comprendre comment on peut ressortir d'une telle épreuve, comment on en est arrivé là et l'assurance qu'au fond de moi je ne veux pas de ces réponses.
Il y a aussi cette petite voix qui me souffle que je n'aurais jamais réussi à survivre dans cet enfer. Mais pkoi cela me perturbe-t-il tellement? Est-ce à cause de cette fierté qui aurait voulu que l'on résiste à ce qu'on leur a fait subir ?? Mais que vaut un peu de fierté humaine au milieu de cette folie et de cette souffrance.
Je me dis que parfois j'aurais préféré ne jamais savoir ce dont l'homme est capable.
El

jeudi 2 août 2007

Une nouvelle

Bulle, you`re alive!!! hihihi.
Je suis tres contente de lire qqch de toi. Je suppose que tu sais que bientot on va etre tres tres proche de toi :))Est-ce que nos chemins vont se rencontrer? Pelopyse tu penses quoi? ;)
laisse une petite pensee ici .......

mercredi 4 juillet 2007

Journal de vacances. Culpabilité

En regardant la ville, tu te rendes compte qu`elle n`est plus comme dans tes souvenirs idéalisés. Elle est différente, encore en transition. Et pourquoi tu la rend coupable ? Tu crois qu`elle a eu les ressources et l`esprit de faire autrement ? Crois-tu que si elle avait eu une autre alternative elle ne l`aurait pas acceptée ? Ce n`est pas le moment de refuser et de nier le héritage, ton héritage. Seulement parce que tu as eu l`occasion de connaître quelque chose différent ne te donnes pas ce droit de juger si durement.
Le pire c`est qu`en regardant les gens, en voyant leur pauvreté, tu veux fermer les yeux. Et c`est ça qui fait plus de mal, et que tu ne veux pas voir. Moi. Parce que c`est dur de voir tant d`un coup et de savoir que tu peux rien faire et en t`imageant leur difficultés chaque jour tu t`appercoit que tu n`apprécies rien. Tu veux pas le voir parce que tu ne veux pas l`accepter et tu as peur de ne pas y devenir comme eux un jour. C`est ça. Tu parles à la deuxième personne parce que tu as peur de toi-même. De ce que peut être pire en toi : de cette peur qui peut se transformer en rejet, en dégoût, en supériorité, dans tous les sentiments que tu t`es dit de ne jamais approuver. Mais je peux pas l`empêcher.
P.S. Une semaine magnifique. Pas besoin de plus car de toute manière ça ne s`écrit pas ça se ressent.
Pourquoi ton âme est partagé ? Ici, tranquillité, là travail. Est-ce que tout se résume à ça ? A la quête de l`équilibre. A la quête de vous…. mes amis

lundi 2 juillet 2007

une journée au passé

Les souvenirs ont tournés, défilés, repassés. Tout d'abord heureux. Quelle chance et quel bonheur cette semaine: insouciance, rires et réveils difficiles ;-) Mais je rentre chez moi après une longue absence : 4 mois qui pourtant ne me paraisse qu’une parenthèse. J’aurais voulu profiter de chaque instant pour redécouvrir ce qui fut mon univers. Mais la tête n’y est pas. Ailleurs dans un monde qui s’échappe et s’évapore.
Cette semaine a été merveilleuse (au delà de mes esperances) merci tt simplement de l'avoir passé avec moi et découvert une partie de mon univers. Mais ce n'est déjà plus qu'un souvenir. Pourtant ce souvenir reste vivant en moi, vous me manquez.
El